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La prise de Bac-Ninh par les Français, en 10 images d'Épinal satyriques.
"L'aérostation militaire a déjà fait brillamment ses preuves. [...] La Revue aéronautique, dans son numéro d'avril 1888, a donné un récit complet du journal des aérostiers français au Tonkin." 1888 - Les ballons-captifs militaires français au Tonkin en 1884-1885 "L'héroïque défense que les Pavillons-Noirs opposèrent à Sontay, aux troupes pourtant si énergiquement conduites par l'amiral Courbet, démontra que ce n'étaient plus des bandes indisciplinées de partisans mal armés que nous avions devant nous, mais bien des combattants résolus avec lesquels il fallait compter. Aussi l'envoi de trois généraux avec de sérieux renforts fut-il décidé. On adjoignit à ces troupes une section d'aérostiers et l'établissement de Chalais reçut l'ordre de préparer le matériel nécessaire." "La section d'aérostiers comprenait : 2 offciciers : M. le capitaine Aron et M. le lieutenant Jullien, 5 sous-officiers, 8 caporaux et 28 sapeurs." [...] Le temps était très calme, le câble absolument vertical et déroulé en entier, l'observateur planait à 250 mètres au-dessus de nos troupes. L'action est engagée par une canonnade des batteries d'avant-garde contre une ligne de pavillons plantés en terre ; l' observateur donne, à la voix, des renseignements sur les points de chute de nos projectiles ; l'action s'étend bientôt sur toute la ligne, les commandants des bataillons chargés d'enlever une position, qui un village, qui une hauteur ou un bouquet de bois, viennent au-dessous du ballon demander à la voix des indications à l'observateur. Les réponses sont toujours à peu près identiques : « L'objectif n'est plus guère occupé que par la valeur d'une compagnie ; l'armée chinoise bat rapidement en retraite.» Les chefs d'unité vont alors donner leurs ordres en conséquence, le moral général se ressent d'une façon très sensible de ces nouvelles toutes rassurantes. Deux officiers à cheval portent au chef d'état-major des billets lancés par l'observateur et pourvus de banderolles de toile lestées destinées à les faire retrouver plus rapidement. Vers 6h, toutes les positions ennemies sont occupées. Pendant ce combat, le 3° brigade avait poussé très
rapidement les Chinois à droite et, allongeant le tir de ses pièces,
les avait empêchés de rentrer dans Bac-Ninh, où elle
pénétrait elle-même dans la soirée. La place
était donc tombée du premier coup dans nos mains, et un assaut
- comme cela avait eut lieu pour la prise de Son-Tay - opération
toujours délicate et dans la préparation de laquelle le ballon
eut été, comme moyen de reconnaissance, un auxiliaire précieux,
avait été inutile."
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![]() Le Gouverneur de Bac-Ninh La prise de Bac-Ninh par les Français, en 10 images d'Épinal satyriques. 1884 ![]()
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